Biographie

       La légende dit que le premier son émis par le nouveau né ne fut pas un cri mais un Kosh.
L’avorton  pré-kosh  fut donc le premier homme à choisir lui même son prénom, cash !
La sage-femme stupéfaite devant l’enfant prolixe déclara illico : Ce Kosh est un extraterrestre né sous X, je lui promets un destin de super héros.
Et ce présage sans ambages, Fit des ravages de langage en bas âge !  A l’heure où les nourrissons rêvent de succion, Il tétait le téton en émettant des sons. Dès la crèche, encore dans ses couches, Il piaillait des splatch sur des doubles  croches !  A l’heure où les gosses jouent aux jeux de KPDP, Il se passionnait déjà pour les onomatopées.


Et quand son frère, fan des Clashs lui sonnait les cloches avec ses solos de gratte Il le clashait en produisant ses sons  de strat’ à la bouche.  Au collège, les choses se sont corsées,  les profs appréciant avec modération ses imitations de chaise, de bruit de craie ou de sonnerie.  La légende dit  même, qu’un jour, il réussit à faire descendre tout le collège dans la rue en imitant la sirène d’incendie ! Bref, ses prouesses gutturales n’étaient pas en adéquation avec l’éducation nationale.
Verdict : pas de débouché pour le mal embouché !


Pas de banc de fac pour cet autodidacte qui trouvera sa rédemption dans le rap ! Nous sommes dans les années 90, c’est l’âge d’or du hip hop, et Kosh découvre le pouvoir du Beat Box ! C’est pour lui une révélation.  Ce natif de Lyon a la langue bien pendue et les crocs, il se met à rugir dans les cabarets et les bistrots.  Il collabore avec différents musiciens et finit par faire la rencontre de la chanteuse Karimouche. Leur passion commune pour la musique et le stand  up  fait tilt ! Kosh accompagnera la chanteuse pendant 7 ans à partir de 2008.  Plus de 400 dates de concert en France et à l’étranger…

Puis, il décide de monter son propre one man show d’homme machine. Un spectacle où il se raconte à travers sa quête de sons. Car Kosh n’est pas qu’un simple beat boxeur, c’est un boxeur qui débite , un mineur de sons , un chasseur de mimes , un jongleur de diphtongues, une machine à ultras sons : un homme orchestre ! Jamais à cours de souffle, il risque fort de vous couper le vôtre avec son odyssée sonique. Spectacle lunaire et poétique. A l’heure ou l’homme ne se voit plus que dans les machines, lui, a mis les machines dans sa voix !


Et ça fait du bien de voir la machine esclave de l’humain.


Logique alors que la devise de cette pépite de la nation soit : Qu’un son impur abreuve les sillons !


Erwan Séguillon